04

jui 08

10:35

Billet publié par Marie Serindou

Un éclairage sur les enjeux de la production et de l'intégration de l'information à l'ère de l'électron.

Publié par Marie Serindou

Tags: art, médias, numérique

Chronic'art éclaire les enjeux de la production et de l'intégration de l'information à l'ère de l'électron.

Je viens de me procurer (in extremis) le numéro de juin du « magazine_culturel_connecté » Chronic'art #46 dont l'essentiel des articles revisite les rapports au temps à l'espace et au corps induits par les TIC. Des précurseurs de l'Internet à l'après Facebook, de l'ultra violence des jeux vidéo à l'écologie, des interviews d'écrivains branchés et de spécialistes de la pop, les sujets abordés sont bien dans l'air du temps. Le problème est que tout cela est faux. Le numéro est un fake. Il ne s'agit pas d'une simulation, d'un détournement, ou d'un pastiche comme il y en a eu beaucoup, mais d'un simulacre tant, le faux se combinant au vrai, la distinction fiction-réalité abolie, des signes du réel demeurent et s'imposent comme réalité à notre imaginaire, objet artefact et actualité artefact.

Il faut voir là me semble-t-il des phénomènes largement à l'œuvre dans des mondes virtuels et sur nos écrans. Dans un monde en mutation accélérée, parcouru par des flux toujours plus importants et toujours plus rapides, les repères sont désormais flottants. les mécanismes de vérification de l'information contrarient sa masse et la rapidité de sa transmission. Le système fonctionne en quasi apesanteur cognitive (Christian Salmon in Storytelling) et cela souligne dans une certaine mesure l'obsolescence de certaines de nos capacités. On perçoit dès lors le défi, technologique, intellectuel et humain que représente désormais l'intégration de cette information et la saisie du monde.

 

03

jui 08

09:30

Billet publié par Amandine Feix-Villain

VW Escape TV décroche un créneau horaire sur MCM et TMF

Publié par Amandine Feix-Villain

Tags: révolution médiatique, Web TV

En juin 2006, Emakina et Volkswagen lançait VW Escape TV, la première chaîne de télévision créée pour le podcasting (téléchargement de vidéos à la demande pour iPod, iPhone, Apple TV, téléphone mobile, ordinateur...). Deux ans et quelques récompenses internationales plus tard, ce projet de podcasting est sur le point de faire ses débuts sur MCM Belgique et TMF. Pour la première fois dans l'histoire de la TV belge et européenne, une web TV envahit le petit écran. L'annonce vient une nouvelle fois marquer la prise de pouvoir du digital sur les médias traditionnels pour qui la télévision était encore la reine.

Téléchargez dès à présent le communiqué de presse annonçant cette nouvelle révolution médiatique !

 

02

jui 08

21:31

Billet publié par Alexis MONS

Ingrid Bétancourt est libre !

Publié par Alexis MONS

Tags: Bétancourt

ingridbetanc2.jpg6 ans et quatre mois après son enlèvement, voilà une info que l'on n'attendait plus et qui mérite bien un billet "événement".
Traduction sur le réseau au moment même où j'écris ce billet :
- Twitter (pas aussi mort qu'on ne le dit) est en feu.
- La page Wikipedia à plus d'un update à la minute va plus vite que n'importe quel média.
- Betancourt.info est down depuis l'annonce (vers 21h). Pour une fois, c'est une bonne nouvelle de voir un site par terre.

 

02

jui 08

14:20

Billet publié par Marie Serindou

La Terre de Google, quand la carte précède le territoire ?

Publié par Marie Serindou

Tags: art, GoogleMaps, numérique

picto-googlemap.jpgLa géolocalisation sur Google Maps ou bien sur Virtual Earth, plus rarement pour l'instant sur Terraexplorer de l'IGN est désormais d'utilisation courante et offre une nouvelle approche désormais familière de l'espace. Dans des sites, l'ambition paraît être encore de rendre compte de la géographie le plus exactement possible, de nous permettre de nous repérer, de nous localiser. Il y a équivalence entre le signe et le réel. On peut d'ailleurs éventuellement éprouver cette équivalence en superposant carte et photo. le territoire précède encore apparemment la carte qui en est une traduction. En fait, la représentation que se fait l'utilisateur de cet espace et la perception globale qu'il en a sont certainement plus profondément modifiées que nous ne le pensons de prime abord.

Si l'on s'en tient à Google Maps, de quoi s'agit-il ? Dans sa version complète, une carte peut être superposée à une photo aérienne voire au relief. Des marqueurs de divers types peuvent être disposés sur ces supports. Il y a là hybridation de la carte, de la photographie et aussi de l'espace discontinu constitué par les entités marquées qui constituent un espace mental de l'utilisateur, une hybridation du signe et du réel, du conceptuel et du perceptuel. En bref, cette hybridation donne naissance à un nouvel espace qui n'est plus seulement un espace euclidien, mais une sorte d'espace sandwich (comme le dirait Philippe Quéau) habité.

Dans cet espace, il se produit imperceptiblement un premier glissement comme le met en évidence Google Carpet, la réalisation de Robert Sollis. Lorsqu'en 2007, il dispose des carrés de mousse à l'échelle du pixel sur le gazon pour dessiner un marqueur Google Map pour attirer l'attention vers le Royal Collège of Art de Londres, il ne fait que détourner le balisage de Google et provoque une confusion entre le réel et le signe sur les photographies aériennes. Pour exister, il faut d'abord exister sur la carte, d'abord y placer un signe... Il met ainsi en évidence les prémices de ce glissement vers la primauté de la carte sur le territoire, glissement annoncé par Baudrillard.

L'intérêt voire la fascination éprouvée par certains utilisateurs s'explique pour une large part à mon avis par la nouvelle relation à cet espace. Tout d'abord, contrairement à la carte-plan, il est, de par l'hybridation du signe et du réel, plus directement accessible aux sens. D'autre part, il donne à l'utilisateur l'illusion de l'omniscience (je peux voir n'importe quel point du monde... les piscines de mon quartier) et aussi d'une forme d'omnipotence (j'ai le monde au bout des doigts et cela au premier sens du terme sur mon écran tactile). Enfin, il est habité et j'y existe (On s'est tous précipités pour voir notre maison, notre quartier), ...et je peux y faire signe à tous. Au delà de la simple possibilité de localisation, Google Maps (et consorts) nous offrent donc une nouvelle relation au monde.

 

29

jui 08

22:23

Billet publié par Alexis MONS

Le web n'a pas de conscience, qui en aura pour lui ?

Publié par Alexis MONS

Tags: réseaux sociaux, Société

Il y aurait beaucoup à dire à la suite de l'excellente tribune que Daniel Kaplan et Hubert Guillaud ont signé sur InternetActu.
À la base, il y a cette idée qu'après la prise de pouvoir des internautes sur l'univers médiatique à l'ère des blogs, les influenceurs, notamment les grands médias, ou les politiques, ont repris la main en s'appropriant les codes de la participation. Il y a du vrai là-dedans, et un concomitant billet de Versac comparant les tactiques participatives de la mission Copé et de HADOPI éclaire assez justement ce phénomène.
À la grande époque du web 2, un certain nombre de théories ont caressé l'idée que le réseau pouvait se doter d'une conscience propre à engendrer une réelle volonté de changement. Aujourd'hui, Daniel et Hubert relèvent avec raison que le réseau n'a pas de volonté collective en ce sens. Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de changement. Comme je l'ai écris récemment, le web change le monde, mais ce changement s'inscrit surtout dans le comment, dans des avancées que je qualifierai de productivistes. Oui, le web n'a pas de volonté organisée à faire ceci où cela. C'est un terreau propices aux coopérations et aux mobilisations, un moyen de faire des choses puissantes, pour peu qu'une intention y trouve capacité à y fertiliser.

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28

jui 08

21:49

Billet publié par Alexis MONS

Réseaux sociaux en France, combien de divisions ?

Publié par Alexis MONS

Tags: réseaux sociaux

Elément de réponse dans le Journal du Net hier, via une étude Nielsen/NetRetings de mai 2008 qui place sans surprise Skyblog en tête suivi de Copainsdavant, le service maison. Quand à Facebook, j'en étais resté au million franchit l'automne dernier, on en serait donc à plus de 3 maintenant. Quand on pense qu'il n'y avait que quelques milliers d'inscrits français il y a 18 mois et alors que la version française n'a que quelques mois, cela en dit long sur le phénomène des réseaux sociaux en France. À noter la belle position de Flickr.
JDN social.png
Cela dit, ces chiffres m'interpellent car je n'y vois nulle trace de LinkedIn, qui affichait il y a 6 mois plus de 5 millions d'utilisateurs en Europe et qui a signé un beau deal avec l'APEC. On n'y vois pas non plus Viadeo, pourtant détenteur d'un million de membre en début d'année. La question est donc : cette étude a-t'elle éludée les réseaux professionnels ? Quelqu'un a-t'il d'autres chiffres ?

 

24

jui 08

19:06

Billet publié par Manuel Diaz

Karl Lagerfeld s'habille en jaune !

Publié par Manuel Diaz

Tags: campagne marketing, karllagerfelg, lagerfeld

karl_lagerfeld.pngMa campagne préférée du moment... Le personnage sert tellement le message qu'on ne pouvait rêver mieux. Simple, percutant, drôle et décalé, le cocktail qui fonctionne. Surtout pour passer un message lié à une contrainte d'obligation, c'est bien vu. Depuis le temps que la sécurité routière nous servait du réchauffé, ça fait plaisir !

 

24

jui 08

08:42

Billet publié par Alexis MONS

Le web implicite est-il la solution à la monétisation du web social ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Economie, Web 2.0, Web 3, Web implicite, websocial

Et si le futur ça ressemblait à ce qu'on voit dans Minority Report, à savoir que le magasin dans lequel vous entrez vous dit "bonjour" et vous fait une offre en phase avec ce que vous êtes, sous-entendu ce que le réseau sait de vous ?
Et bien c'est déjà un peu le cas avec iLike dans Facebook, qui vous propose de la pub fonction des images présentes dans votre profil, sauf que vous ne le saviez peut-être pas. Plus généralement, il y a un vrai mouvement de fond qui voit l'émergence de technologies qui permettent au système d'anticiper sur ce que nous voulons faire ou sommes. L'avenir, c'est quand la technologie "disparaît", quand elle n'a pas besoin de nos actes volontaires. Au-delà d'une interprétation de plus en plus poussée du traitement des images, on s'attend tout simplement de voir Google donner du résultat de recherche non plus seulement fonction des mots-clés saisis, mais aussi fonction de ce qu'il connaît de nous, tant en représentation qu'en historique de recherche. Maintenant que vous savez ça, est-ce que ça vous choque que vos traces soient ainsi exploitées à votre profit ? De la réponse collective à cette question dépend une partie de l'avenir de l'industrie, mais on va le savoir assez vite maintenant, d'autant plus que le débat est lancé. Il suffit en effet que Tim O'Reilly, "l'inventeur" du concept de web 2.0 formule ce changement comme le prochain pallier pour qu'il soit déclenché.

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24

jui 08

08:39

Billet publié par Alexis MONS

Les blogs ne sont plus les conversations

Publié par Alexis MONS

Tags: Blogs, social-network

Ils ont été l'avant-garde du web 2, mais le fait est que depuis maintenant bientôt deux ans, les blogs forment un écosystème assez stable, en fait depuis que l'on a vu un plafonnement du nombre de billets. La conversation a quitté la blogosphère, titrait InternetActu il y a quelques mois, actant le fait que les discussions ont maintenant lieu dans pleins d'autres endroits, notamment Twitter et ses ersatz, mais aussi tous les réseaux sociaux, sans parler de ces bons vieux forums. Le fait est que s'ils sont toujours des conversations, selon la formule culte de Loïc Le Meur, ils sont de moins en moins en prise avec les conversations dans lesquelles ils s'inscrivent.
Finalement, à la grande époque des blogs, les choses étaient simples. Les blogs étaient vraiment des conversations et il était assez facile de tracer le débat. Aujourd'hui, tout est disséminé et le fil d'un commentaire d'un billet n'est plus révélateur du débat qu'il suscite, ni même les billets qui lui font écho. D'ailleurs, s'il manque quelque chose peut-être, c'est d'un moyen d'afficher le nuage de conversations qu'un billet suscite auprès de celui-ci. Passons.
Avec le temps, les blogs sont devenus un instrument de marketing web et un écosystème médiatique intermédiaire assez stable. Où sont les débats enflammés du journalisme citoyens ? derrière nous, tout simplement, puisque la participation fait partie des modèles de médias et leur interaction avec le réseau aussi. Les blogs se sont tout simplement intégrés dans l'environnement médiatique global, ils sont admis et certains sont même institutionnalisés. Ils sont aussi et encore cette sorte d'ascenseur permettant l'émergence de nouvelle voix hors circuits balisés.
Ça me fait donc doucement rigoler quand j'entends et lit encore ici où là des élucubrations sur les dangers et puissance des blogs, notamment chez certains politiques. J'ai envie de dire qu'il y en a qui arrivent vraiment après la guerre ! Le paradoxe, c'est presque d'en entendre certains qui, constatant que le petit monde des blogues s'assagit, se rassurent en pensant qu'ils sont plus tranquilles et moins exposés. Dormez bien, les conversations n'en sont que plus soutenues et plus vives à l'échelle du web social.

 

22

jui 08

22:54

Billet publié par Alexis MONS

En attendant le RGAA

Publié par Alexis MONS

Tags: Accessibilité

Parmi les douze milles choses qui auraient mérité un billet figurait le Plan Handicap du gouvernement, tellement la concrétisation opérationnelle des dispositions de la loi de février 2005 se fait attendre.
Or, au prime abord, nulle annonce en ce sens et déception des tenants de
l'accessibilité web, un sujet qui avance malgrès, mais qui s'est aussi construit sur une exigence réglementaire appliquée au web public.
Cela fait maintenant plus de quatre ans qu'Accessiweb existe, il passe même en 1.1, avec la promesse bienvenue d'une meilleure practicité. Entretemps, l'administration a lancé son référentiel, le RGAA, un instrument en attente de la reconnaissance officielle nécessaire à sa pleine intégration dans les projets publics (et les autres).
Mais il ne faut pas désespérer. L'oeil avisé des militants a extrait des tréfonds de la communication gouvernementale l'annonce d'une publication du RGAA, et donc d'une mise en opérations, au titre de la loi de 2005 dès cet été.
Heureusement que nous sommes nombreux à n'avoir pas attendu pour intégrer cette exigence. En attendant, il faudra plus qu'une publication au JO pour inscrire l'exigence accessible web dans les têtes de ceux qui lancent des projets.

 

17

jui 08

20:05

Billet publié par Manuel Diaz

Blogger malin, ça rapporte : Packard Bell innove avec Les Chinois

Publié par Manuel Diaz

Tags: Facebook, flash, jeu, Viral

Nos amis Les Chinois ont proposés à Packard Bell un concept de jeu viral innovant, en s'appuyant sur la blogosphère et les réseaux sociaux. Visible sur www.jeu-packardbell.com

L'idée est simple, tout bloggeur encapsulant le jeu sur son blog (aussi simple que de mettre une vidéo YouTube), gagne les mêmes lots que les internautes jouant depuis son blog. Une techno bien pensée qui fonctionne aussi sur les pages perso de Facebook (Funwall) ... Je vous laisse le tester directement ici, et comme vous l'avez compris, si vous gagnez, je gagne aussi. Donc bonne chance ;-))

 

17

jui 08

00:18

Billet publié par Alexis MONS

Réguler le web 2 ou faire face au changement qu'il révèle ?

Publié par Alexis MONS

Tags: Juris, websocial

Il n'y a pas que les bacheliers qui révisent. En ces temps où je me trouve les deux mais prises à servir les besoins du mon (vraiment tout) petit dernier, je retrouve de manière plus prononcée le chemin de la TV, medium progressivement délaissé par moi au profit du web. Dans ce contexte, une rediffusion de C dans l'air consacré aux médecins, s'est montré ce soir parfaitement caractéristique de l'air du temps et de ce qu'il me semble fréquemment se passer sur les plateaux. Après un reportage éclairant sur la manière dont les patients-internautes se sont saisis du net, avec passage par les blogs, les forums de Doctissimo, ou inévitablement Wikipedia, il était instructif d'entendre les représentants de la profession réagir à cette réalité.
À les entendre, il y aurait le bon grain de l'ivraie. Le bon grain, ce serait les forums et les discussion où les patients cherchent à comprendre leur maladie et s'entraider pour la surmonter. L'ivraie, c'est de pointer les sujets qui parlent des médecins eux-mêmes et tout particulièrement de certains d'entre eux, et de pointer à ce propos l'absence de contrôle, de fiabilité, l'idée de diffamation est patente. La tentation surgie, au détour de cette discussion, de réguler tout ça et d'en repasser par des "institutions", mot valise désignant en creux des associations de malades notamment, où des instruments de régulation publique. Tout ça dans l'idée de fiabiliser le propos.
J'avais envie de parler de cet exemple, car il est un peu comme les perles identiques que l'on enfile et qui finissent par faire un collier. Actuellement, je trouve que le collier est assez riche. Il y a comme un bruit de fond qui vise l'expression critique des utilisateurs.
Mais dans la même émission, un des protagoniste m'a semble-t'il exposé un argument suffisamment bon pour juguler la tentation et faire passer la discussion à autre chose. Si les gens critiquent et comparent, c'est simplement qu'ils cherchent cela et que le système de le leur propose pas. Le thermomètre ne donne pas la fièvre, il montre le mal. À l'heure du web social et participatif, il s'appelle souvent manque de transparence et défaut de confiance. Il suffit de l'entendre et de changer de modèle, c'est finalement ce vers quoi le débat s'est dirigé. J'espère bien en voir d'autres comme cela plutôt que la vindicte à l'encontre du web social.

 

12

jui 08

13:38

Billet publié par Alexis MONS

La communication des marques fâchée avec Wikipedia

Publié par Alexis MONS

Tags: Marketing, Wikipedia

Il est méchant Wikipedia, il nuit et brouille la communication des marques, c'est limite s'il ne leur coûte pas de l'argent. Voilà en gros ce qu'explique Euro RSCG.
Voilà une bonne illustration que la vraie page d'accueil d'une marque, c'est le résultat moteur de recherche Google sur son nom, sauf que bien campé en tête, il y a l'inévitable article Wikipedia.
Alors, évidemment, la tentation est grande d'aller aligner le propos avec la communication "officielle", mais l'exemple Siemens a montré que ça pouvait mal finir.
Au centre du problème, il y a la contradiction entre le fait que Wikipedia ne soit pas de la communication, mais de la connaissance, sauf que le résultat de recherche est bien, lui , signifiant de quelque chose en terme de valeurs de la marque. Comme pour un individu, il y a ce qu'il dit être et ce qu'en disent les autres, sauf que le changement à l'ère du web social, c'est qu'il exprime et rend visible cette seconde partie, alors qu'elle ne l'étais pas il n'y a pas si longtemps encore.
Bref, Wikipedia c'est l'arbre qui cache la forêt, et il ne manque pas de capacités aux consommateurs desdites marques que ce qu'ils en disent ressorte. Il est temps de penser la communication et le marketing en phase avec la réalité du monde d'aujourd'hui. Les marques peuvent bien développer des trésors de communication, c'est au niveau de l'expérience partagée de leurs produits et services entre ceux qui les consomment que ça se passe. S'il y a contradiction entre le discours officiel et le vécu réel, c'est que le premier n'est pas bon.
Sur le fond, je pense que cette histoire est plus un problème pour l'agence que les marques qu'elle conseille et que Wikipedia est depuis longtemps déjà un bouc émissaire bien pratique. Si les stratégies de communication ne performent pas, ce n'est pas la faute de Wikipedia ou de je ne sais quoi, c'est qu'elles ne sont plus adaptées. Mieux, si ce que dit le web est un problème, c'est qu'il y a une solution à vendre et je ne parle même pas de référencement.
Le comble, c'est qu'en pointant du doigt Wikipedia, tout le monde va s'empresser d'aller y prendre le message. Pas sûr qu'il s'agissait du but recherché ...

 

12

jui 08

11:53

Billet publié par Amandine Feix-Villain

Semiopolis présente son logiciel e-semiotics

Publié par Amandine Feix-Villain

Tags: analyse sémiotique, logiciel, usage

e-semiotics-image1.jpgIl y a deux jours, Semiopolis présentait, lors de sa conférence de presse, son offre logicielle e-semiotics. Aux premiers abords, j'ai eu quelques doutes concernant la légitimité de ce logiciel qui permet aux utilisateurs de faire l'analyse sémiotique d'un logo, d'un packaging ou d'une communication visuelle. Il est difficile d'admettre ou de concéder l'utilité d'un tel outil quand on s'est donné la peine d'étudier cette discipline pendant plusieurs années et qu'on vous dit, en substance, que tout client, moyennant la maîtrise du logiciel, peut faire une analyse sémiotique de son identité. La réaction paraît probablement irraisonnée, mais l'annonce peut faire grincer les dents de ceux qui se dévouent au quotidien à l'analyse du sens et des codes employés dans la formulation cohérente d'une identité ou d'une stratégie de marque.

Toutefois, en explorant d'un peu plus près le concept, on s'aperçoit que l'utilisation du logiciel ne peut s'envisager sans une véritable formation à l'outil (et donc implicitement à la sémiotique) et que l'application se présente davantage comme un guide empreint d'un véritable effort pédagogique à destination des professionnels de la communication et du marketing qui souhaitent s'investir de manière "significative" dans l'élaboration ou la critique de leur identité. Je serais assez curieuse d'avoir des retours d'expérience sur l'utilisation de ce logiciel, notamment de la part des universitaires ou des professionnels qui intègrent déjà la démarche sémiotique dans leur activité. Une analyse qualitative du produit et de son utilisation serait incontestablement appréciée dans cette tentative d'ouverture et de démocratisation de la sémiotique et des métiers qui l'abordent.

 

11

jui 08

23:44

Billet publié par Alexis MONS

Wikipedia, locomotive du passage à l'économie de la connaissance

Publié par Alexis MONS

Tags: Collaboration, Economie, Wikipedia

Tarte à la crème des conférences, emblème du collaboratif (sinon du 2.0), Wikipedia est autant adulé que critiqué, ne serait-ce (mon préféré) qu'en hérault de l'l'asservissement des masses numériques. J'adore ce débat, qui reperce régulièrement et qui ne devrait pas tarder à se signaler à nouveau tellement cette partie de l'économie de la connaissance que sont dictionnaire et encyclopédie est en train d'ériger le participatif au rang de pilier du business. Après Larousse, dont la communauté d'auteur semble prendre, voilà Britannica qui s'y colle. Bertelsmann, pour sa part, s'est simplifié la vie en commercialisant directement Wikipedia.
Dans les faits, les compétiteurs de Wikipedia ont choisis le modèle du réseau expert type Citizendium, également lancé par le "père" de Wikipedia. J'ai déjà parlé du fait que la comparaison semblait vaine. Même les finalités et positionnements ne me paraissent pas comparables. Peut-être qu'il peut y avoir de la lutte pour attirer les contributeurs, mais je ne pense pas que ce soit une denrée vraiment rare, malgrès la règle du 1%.. En fait, je ne suis même pas certain qu'il y ait de la compétition d'avec Wikipedia. Il y a simplement le constat que faire appel à la foule est porteur et bon pour le business, sinon incontournable.
Il ne faut donc peut-être pas chercher midi à quatorze heures et je m'en tiendrai à marquer le coup sur le registre qu'il y a des secteurs économiques tout ce qu'il y a de plus sérieux qui font leur révolution et qui, plutôt que d'élever des sacs de sables, se remettent en question, constatent que le monde a changé et s'alignent. À bon entendeur ...

 

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